Hola de Costa Rica

Adrienne Giroud

Le voyage

Bonjour chers compatriotes gringos

Le départ fut difficile. Le voyage pas loin d'être horrible. Mais l'arrivée en valait la peine. Et quelle peine. Genève-Paris dans la poche. A Paris, 30 minutes pour changer de terminal et d'avion, et évidemment je tombe sur le jour ou l'aéroport est plein de gens, les contrôles de sécurité intensifies et le charmant monsieur du nord de l'afrique tres motive a discuter avec mecole. Ouai, discuter. Il me demande ou je vais, je réponds. Il me demande ce que je vais y faire.
Je réponds. Et après j 'écoute ce monsieur pendant dix minutes me dire que les gens comme moi le dégoutent, qu'il faut arrêter de partir faire de l humanitaire et ne pas aller mettre ses pieds dans des guêpiers comme le Costa Rica. Ouai, question de point de vue. Question surtout que grâce a lui entre autre, j'ai rate mon vol. Leçon n°1, ne plus écoutez les employés des aéroports européens, qui parlent beaucoup, mais voyagent peu.
Lorsque j'ai atterri a Atlanta, je me suis dit que le contrôle de sécurité allait être atroce. Et ben non. Muy tranquilo. Du moment qu'on ne fait que transite, ils sont cools, bargeots, plein de soldats de l'ISAF ( daniel travaille avec eux ) et de soldats américains, mais cool. Je suis arrivée tard, à 1h du matin dans ma famille.


Chocs

Premier choc, le traffic. Pas de feux, pas de priorité et pas de nom de rue ici. Quand tu veux aller qqpart et que tu demandes la direction, on te réponds " tu vois où était le supermarché de Enrique, ben tu tournes 2 fois a droite 3 fois a gauche et tu y es." Et puis faut s'accrocher en voiture, mais c'est marrant. Deuxième choc, enfin plus une interrogation. Des grillages partout et du fil barbelé partout. J'ai demande quand même hein. On m'a répondu qu'ici, le vol c'est une manière de vivre (robos). Alors les gens protègent le peu qu'ils ont.


L'école et la famille

J'habite et vais à l'école sur une colline en dessus de la capitale, énorme la capitale et magnifique de nuit, il faut vous imaginer un océan de lumière, c'est superbe. Alors il fait froid, enfin frais. Les gens ici ont tout le temps froid. Mais a 8h du mat le soleil est déjà haut dans le ciel et si tu y restes 2 minutes, enfin nous los gringos, on est écrevisse, voir violet. Il est différent, la chaleur est différente. Parce qu'on est très proche de l’équateur. Le soleil se lève a 5 heures et se couche a 5h déjà, mais c comme dans les dessins animes, il saute directement au milieu du ciel quand il se lève. C'est vert aussi. Avec des arbres et des fleurs superbes a tous les coins de rue. Et puis les gens sont beaux. Je trouve. très types, mais très beaux. Les enfants de ma famille ont des bouilles, mais tu pourrais les manger tout cru. La petite s'est déjà endormi sur moi l autre soir en voiture. Ici je suis ADA pour la famille, parce que Adrienne ou Adriana ils ont abandonné hein. C'est pas trop plus disible pour eux. Alors a la maison c'est ada ada ada toute la soirée. C'est marrant.

A l'école c'est le sketch, mais ils ont des profs et des méthodes assez géniales. Le but c'est de pas emmagasiner de la grammaire ou du vocabulaire tant que le niveau de parlotte suit pas. Et ça marche vite, très vite. Les profs sont uniques, des phénomènes. Il y a un couple de retraite suisse, mais on parle espagnol ensemble, c'est la philosophie de l'école. Mais la philosophie et les jeunes c'est bien connu ça fait 5, au moins. Alors tous les jeunes parlent anglais. Il y a un suédois dans ma classe, alors désole mais faut que je le dise - il est vraiment beau, mais ne généralisez pas sur les suédois. Lui il essaie. Pi alors tu as les américains. Des plaies. Il faut toujours tout traduire dans leur langue. Il est rouquin en plus et il parle de bush 6 fois dans la journée. Là vous pouvez généraliser. Les profs deviennent fous avec lui. Après l'école (5h30 de cours et de conversation) je vais faire des cours de danse, salsa, merengue et d'autres plus typiques. C'est très important la danse ici. J'adore. Et la prof ma dit que j'étais une bailarina.


La vie à San José

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il émane une ambiance de saineté (ça se dit pas hein), bref, les gens sont sains. Les autres familles d'ôtes mangent énormément a ce que me disent les autres étudiants. Trop. Le riz, les oeufs, la tortilla le matin au déjeuner. Bouh. Pas dans la mienne. Nous c'est fruit et légumes d'abord. C'est le bonheur comme les fruits sont bons ici et y'en a tellement ici que pour l'instant, j'ai pas mange 2 fois le même. Superbe. Et puis on va faire du sport avec le papa tico. Les ticos c'est les habitants du Costa Rica. Le café y déchire par contre. C'est un peu notre café melita (pour les Giroud). Pour maman, tu adorerais les pâtisseries ici. Moi ça me dit rien, parce qu'il fait un peu trop chaud hein. Les gâteaux sont énormes et de toutes les couleurs c'est incroyable. Et les biscuits sont nappes d'au moins 2 cm de sucre glace, qu'il faut enlever avant enfournage si tu veux pas finir comme un bonhomme de neige.

Sinon. C'est la vie au grand air. Pas de sèche-cheveux, pas de maquillage, pas d'eau chaude (enfin en théorie oui hein, mais je crois qu'on a sensiblement pas du tout la même notion de chaleur) Juste tranquille.
Par contre les dollars partent vites, surtout a l'école. J'en suis étonnée d'ailleurs. Je fais hyper attention mais ça va vite. C'est pourquoi j'ai demande a ma mama tica de m'aider a vivre plus comme eux que comme un touriste, d'aller dans les supermarchés pas chers et tout. Et puis comme ils sont géniaux, ils m'aident et m'apprennent énormément.

Bref. Ah oui. Désolée grand mam's, mais mi mama tica ma demande si j'étais mariée ou avais un copain, ce a quoi j'ai répondu que le célibat était une seconde nature chez moi, vous me connaissez, et elle ma dit qu'elle voulait me trouver un petit ami tico. Obligation territoriale. Je vous tiens au courant hein ;)

Ada va bien. Le temps passe très vite ici, tous les habitants le disent, alors je sens que le retour va arriver bien vite mes amis. Comme dirait Edouard, je bois vite une bière et je reviens.

A la prochaine tout le monde. Je pense à vous (je mens un peu la parce que actuellement ya plus la place dans la cabesa, que pour l'español).

Dépaysée, fatiguée, en bronzation: Ada.


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