Séjour linguistique à Sydney (3 mois)

Nicolas, juin 2006

1. Décision de partir

Tout au long de mes études en HEC, je me suis rapidement rendu compte de l’importance de l’anglais pour mon futur. En effet, l’anglais est la langue universelle dans le domaine bancaire et financier. Ma décision de partir en Australie pour un séjour linguistique fut largement basée sur cet aspect. D’un autre côté, après de longues années d’études, j’ai ressenti le besoin de faire un break entre la fin de ma formation et le début de ma vie active.
J’ai principalement basé le choix de ma destination sur la beauté et les conditions météorologiques du pays. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi de débarquer en Australie pour un séjour de six mois qui restera gravé dans ma mémoire pour toujours ! Mon plan est de passer environ 16 semaines dan une école à Manly, une banlieue de Sydney située à 30 minutes en ferry du centre-ville. Après ces quelques mois durs labeurs, je voyagerai environ trois mois.
La veille de partir, après avoir fait mes adieux à ma famille, je passe la soirée à Genève avec quelques amis. Résultat, après seulement quelques heures de sommeil, je me retrouve à l’aéroport de Genève à 6 heures du matin avec un brin d’anxiété sur le long voyage qui m’attend, une grosse dose d’excitation quant à la destination et finalement un mal de tête dû à l’excès de bières de la veille !


2. Le trajet

Après un bref vol entre Genève et Vienne, j’embarque dans un Boeing destination Kuala Lumpur pour une halte technique. Mon sac à dos est rempli de livres, de grilles sudoku et de mon Ipod évidemment, gadget indispensable pour de si longs trajets. De plus, les avions sont généralement équipés d’écrans installés dans le siège avant avec un grand choix de films à visionner. Après 12 heures de vol, l’avion atterrit en Malaisie pour une escale technique d’une petite heure. Dans la salle d’attente, je rencontre un autre jeune parlant français, et après une minute, on s’aperçoit qu’on va exactement au même endroit, dans la même école et on est inscrit pour le même examen. Amusante coïncidence ! Les huit heures de vol séparant Kuala Lumpur de Sydney me paraissent interminables, tellement l’impatience et la joie d’arriver est immense.


3. L’arrivée à Sydney

Vendredi 2 décembre 2005, 17 heures. je foule le sol australien pour la première fois. Pour l’instant, ma première impression est le fait d’avoir quitté la Suisse par une température glaciale et d’arriver en Australie avec un temps tempéré ! Je me rends dans ma famille d’accueil en prenant le taxi. Cela me permet d’observer Sydney d’un œil attentif.
Après plus de 26 heures de voyage, j’arrive enfin sur le socle de la maison de ma famille d’accueil. Je suis accueilli de manière royale par la dame chez qui je vais loger. Je ne suis pas vraiment surpris car un grand nombre de personnes m’ont parlé de la généreuse hospitalité des australiens. Le temps de ranger mes affaires et de me restaurer, je ressens une grande fatigue m’envahir et me retrouve au lit à 8 heures du soir.


4. Le logement et mon premier week-end

La maison se trouve dans un quartier calme, situé à environ 15 minutes en bus du centre de Manly. Malheureusement, il n’y a pas de piscine, mais cela est largement compensé par la gentillesse de mes hôtes. Le couple a un enfant de 14 ans.
Après une bonne et longue nuit de sommeil, Mary (la dame qui m’accueille) m’emmène en voiture pour un petit tour de ville. Elle me montre l’arrêt de bus afin de me rendre à l’école, les différents centres commerciaux, et bien sûr l’école et la plage. Après cela, je prends le ferry destination Sydney City, afin de rencontrer ma sœur qui est aussi en séjour linguistique à Sydney, mais à Bondi, banlieue au sud de la ville. C’est en arrivant dans le port de Sydney que je réalise pleinement que je suis en Australie. En effet, lorsque tout d’un coup apparaît devant moi le plus fameux opéra du monde, je reste bouche bée. Puis, après quelques instants, je prends mon appareil photo et photographie ce chef-d’œuvre architectural sous tous les angles.
Dimanche, une étudiante japonaise arrive dans ma famille d’accueil, mais elle n’est pas dans la même école. Je passe la journée à profiter du soleil et de la mer.


5. L’école et mes trois premières semaines

Le lundi, je me rends à mon école, l’Australian College of English, afin de débuter mon « General Intensive English ». En effet, les trois semaines précédant Noël sont consacrées à une remise à niveau de mon anglais. Cela est dû au fait que tout au long de mon cursus universitaire, je n’ai pas pu maintenir le niveau d’anglais que j’avais lors de la fin de mon collège. Lors de cette première journée, je passe en premier lieu un test d’anglais afin que l’école puisse déterminer mon niveau et me placer dans une classe me convenant. Ensuite, durant deux heures, la responsable de l’accueil nous donne diverses informations sur le déroulement des cours et sur la ville de Manly. Puis, elle nous fait visiter les différents bâtiments où se trouvent les salles de classe. En tout, il y a trois endroits. En effet, dû au grand nombre d’étudiants, nous sommes répartis dans trois immeubles en attendant la fin des travaux d’agrandissement. Chaque bâtiment est situé près de la rue piétonne principale de Manly, le Corso, où se situe tous les magasins, restaurants et bars de la ville. Un des bâtiments est situé à l’intérieur de la ville. La direction de l’école s’y trouve également. Les classes y sont assez petites, mais l’atmosphère régnant est excellente. L’autre principal bâtiment, qui est celui en cours d’agrandissement et celui où j’ai la majorité de mes cours, se trouve à une dizaine de mètres de la plage. Depuis le balcon, j’ai une vue absolument magnifique sur la plage et la mer. Il m’est donc assez difficile de rester concentré à longueur de journée ! Les cours commencent pour moi le mardi à 9 heures. Je découvre mes camarades de classe. Il y a principalement des asiatiques, mais aussi quelques européens. Une bonne ambiance règne en classe. Je note l’obligation de n’utiliser que l’anglais dans les locaux. Les cours du matin sont réservés en général pour la grammaire. L’après-midi est par contre utilisé pour travailler sur des domaines plus spécifiques comme le vocabulaire ou la prononciation selon mes désirs. De plus, pour chaque jour de la semaine, j’ai la possibilité de participer à des ateliers d’une heure pour améliorer mon anglais. Il y a la discussion autour d’un café, des exercices d’écoutes (listening), la possibilité d’avancer mes leçons et de travailler par moi-même, la vision d’un dvd et enfin de travailler sur les ordinateurs à la condition de n’utiliser que l’anglais. Durant ces trois premières semaines, j’utilise mon temps libre après 15 heures en me prélassant sur la plage, à récupérer du décalage horaire et à faire des barbecues sur la plage avec mes camarades, chose très répandue en Australie. N’ayant réservé qu’un mois dans ma famille d’accueil, je dois aussi me mettre à la recherche d’un appartement. Je désire avoir un peu plus d’indépendance bien que je sois très bien dans ma famille. Mais le prix et le faible taux de vacance des appartements (entre 800 et 1000 .- selon le logement) dus à la haute saison me font rester en famille d’accueil. Malheureusement, je dois changer de famille, car, à ma date de départ début janvier, un étudiant de langue française arrive dans cette famille et il est totalement impossible d’avoir deux étudiants parlant la même langue dans la même famille. L’office de placement de l’école se met donc à la recherche d’un nouveau logement. Après trois semaines, je ressens déjà les effets des cours intensifs. Au début, j’avais quelques difficultés pour la communication et la compréhension car les australiens ont un accent assez fort. Mais cela appartient au passé. Je me suis accoutumé à leur accent et le fait de parler souvent en anglais avec ma famille me permet d’améliorer continuellement mon niveau d’anglais. Place au vacances ! Voilà une semaine qui tombe à pic juste avant le début des cours pour le Cambridge Exam. Mes parents profitent de l’occasion pour venir nous rendre visite à ma sœur et moi. Nous passons cinq jours ensemble du 27 décembre au 1er janvier à visiter la ville de Sydney, les environs et les différents parcs nationaux. Je réserve un restaurant dans le vieux quartier des Rocks pour passer le nouvel-an avec ma famille. Après un très bon repas italien, nous nous déplaçons de quelques centaines de mètres afin d’assister au fameux feux d’artifices partant depuis les environs du port. Minuit et c’est parti ! Un spectacle grandiose suivi par des centaines de milliers de personnes massées tout autour du port et de l’opéra. Un souvenir impérissable, qui plus est avec ma famille. Après avoir raccompagné nos parents, ma sœur et moi sortons en boîte avec des amis pour une très longue nuit. Après seulement 4 heures de sommeil, je commence cette nouvelle année avec 43 degrés ! Ce fut le jour le plus chaud de mon séjour. Mes parents, eux, partent de leur côté visiter l’Australie pour 3 semaines.


6. L’école et le Cambridge Exam

Après ces trois semaines d’adaptation, les choses sérieuses commencent. En effet, je me suis inscrit à l’école pour passer l’examen du Cambridge, plus précisément le CAE. C’est le deuxième niveau le plus élevé. Ce cours demande beaucoup plus de travail personnel que le simple cours d’anglais, car un examen a lieu au bout de 13 semaines de cours. Le premier lundi est donc réservé à un test d’évaluation de mon niveau d’anglais, ainsi qu’une visite de Manly pour les nouveaux étudiants. Le mardi est le premier vrai jour de cours. Changement de décor : sur les douze étudiants présents en classe, nous sommes 9 à venir de Suisse, dont 6 personnes de Suisse allemande. En effet, beaucoup d’étudiants suisses viennent en Australie pour améliorer leur anglais. Mais cela n’est pas du tout un problème. Nous prenons tout de suite l’habitude de parler tout le temps en anglais, et cela pour notre bien. Et le professeur est toujours là pour nous le rappeler ! Les données sont claires dès le début. Notre prof nous prévient tout de suite que nous aurons chaque jour une à deux heures de devoirs à côté de l’école. Ensuite, libre à chacun de le faire ou non. Il y a donc un effort personnel à effectuer si l’on désire passer cet examen. De plus, nous pouvons participer aux différents ateliers cités plus haut. Au fil des semaines, mon niveau d’anglais s’améliore de jour en jour, en particulier mon vocabulaire. En effet, le fait de parler à l’école et dans ma famille en anglais me permet d’apprendre chaque jour des nouveaux mots et expressions. Il est donc primordial de bien s’intégrer dans la famille d’accueil et de se sentir comme chez soi afin de vivre dans les meilleures conditions. Au bout de sept semaines de cours, une « study retreat » est organisée par l’école. Sur 3 jours, notre classe et une classe parallèle partons à 1 heure au nord de Sydney dans une auberge de jeunesse. Au programme : études, sports et bon temps. C’est l’occasion pour tout le monde de se connaître un peu mieux car l’auberge est isolée de toute civilisation dans un parc national. Cela nous permet aussi de découvrir le bush australien avec ses oiseaux, reptiles et marsupiaux. A cette occasion, je vois pour la première fois des kangourous en liberté. Ils sont bien plus craintifs que ceux que l’on peut rencontrer dans un zoo. La suite de mon cours se déroule plus ou moins la même chose, avec beaucoup de travail à effectuer à côté des cours. Mais, il m’est de plus en plus difficile de le faire avec toutes les activités et les sorties auxquelles je participe. A 3 semaines de l’examen, toute la classe participe à un examen en blanc pour évaluer notre niveau. De mon côté, j’ai décidé de passer ce test sans avoir étudié. Cela me permet de savoir sur quelle partie je dois concentrer mes forces lors des dernières semaines de cours. Résultat : j’échoue à 55 % et je dois travailler mon « listening » et mon « writing ». Dès ce test passé, le prof nous propose de faire de la révision et de travailler sur des anciens examens. Cela nous est très précieux pour se faire une idée à quoi on doit s’attendre pour l’examen. La date butoir approche lentement. Cela ne nous empêche pas de prendre du bon temps sur la plage et de visiter les environs. Pendant l’avant-dernière semaine, je dois passer mon oral avec l’un de mes camarades de classe. Le choix de la personne se fait par ordre alphabétique. Il m’est donc impossible de choisir mon partenaire. Pour l’oral, il est très important d’avoir un certain « feeling » avec la personne afin de passer l’oral d’une manière naturelle. Ce qui n’est pas mon cas car j’ai quelques difficultés à parler posément et naturellement avec mon camarade. Malgré cela, mon oral se passe plutôt bien. Durant cette semaine, je dois également passer mon « listening ». Cette partie s’avère très difficile et beaucoup d’étudiants, tout comme moi, sortent de la salle avec un air dépité ! La dernière semaine devient stressante. En effet, il serait quand même dommage d’être venu ici pendant plus de 3 mois et d’échouer à l’examen final. Je me concentre donc sur des astuces pour l’écrit. La veille de l’examen, je me mets sur mes livres pour réviser, mais, au bout de deux heures, je les ferme car je me dis que ce n’est pas la veille qu’on va apprendre. Je préfère avoir une bonne nuit de sommeil. Le samedi est le jour de l’examen. Tous les étudiants de CAE de toutes les écoles de Sydney se retrouvent dans un grand centre de congrès dans le centre-ville. Le premier examen débute à 9h et on enchaîne avec le suivant jusqu’à midi. Une petite pause pour le lunch et c’est déjà l’heure du dernier examen. Il est 15 h, l’examen est fini et tout le monde se dirige sur une plage à Manly pour un dernier barbecue tous ensemble. Beaucoup de mes camarades partent déjà le lundi. Par contre, j’ai la chance de pouvoir voyager. C’est donc avec impatience que j’attends sur ma sœur afin de découvrir ce magnifique pays.


Sydney, ses monuments et ses activités

Sydney est une ville multiculturelle. En effet, vous rencontrerez dans cette ville des personnes venant des quatre coins du monde, ce qui fait d’ailleurs son charme. On le peut ressentir en voyant différents bâtiments et quartiers ayant un style français, victorien ou asiatique entre autre.
Mais, pour moi, Sydney c’est l’opéra. En effet, si je devais associer une photo au nom de Sydney, ce serait l’Opera House, mondialement connu. C’est une pure merveille architecturale magnifiquement située dans le port de Sydney. De plus, il y a le Harbour Bridge, pont qui relie la ville au banlieues nord, que l’on peut escalader et de là admirer tout le port.
Ensuite, il y a la Sydney Tower, plus haut building d’Australie avec 304 mètres de haut situé au cœur de la ville. Dans les derniers étages se trouvent les restaurants panoramiques et la plate-forme d’observation. Depuis le niveau de l’observatoire, on peut contempler une des vues les plus fascinantes d’Australie s’étendant à 85 km à la ronde, dont Sydney et sa magnifique baie et les Blue Mountains à l’ouest.
Le quartier des Rocks est connu pour être le plus vieux quartier de Sydney. On y retrouve un site victorien et beaucoup de pubs anglais. Il y est agréable de s’y balader et on peut avoir une très belle vue sur le port.
Il y a aussi Darling Harbour. C’est le quartier vivant de la ville. Un grand nombre de discothèques s’y trouvent pour faire la fête jusqu’au petit matin. De plus, il y a le Sydney Aquarium où l’on peut admirer toutes sortes de poissons exotiques et bien sûr des requins. Il y a également le musée maritime avec la possibilité de visiter un croiseur. Le plus grand casino de la ville s’y trouve également.
Le quartier de King Cross est connu pour être le quartier chaud de la ville. On y trouve également de très bonnes discothèques.
Enfin, pour les amateurs de shopping, le marché de Haymarket, qui dure du jeudi au dimanche, se trouve dans le quartier chinois. Vous y trouverez toutes les petites babioles et souvenirs très bon marché.
La ville de Sydney comporte aussi un grand nombre de musées, de grands parcs pour s’y prélasser et un grand nombre de « Coffee Shops » pour une discussion entre amis. L’Australie étant un pays de sportifs, on peut donc pratiquer un grand nombre d’activités sportives comme le surf bien sûr, mais aussi la plongée, le canoë, le saut en parachute, la grimpe et j’en passe.
Si vous êtes intéressés par la nature, il y a un grand nombre de parcs nationaux entourant Sydney comme les Blue Mountains. Si vous êtes amateurs de vins, vous allez vous régaler. Les vignobles sont monnaie courante dans la région de Sydney et on y produit de très bons vins.


Le voyage


Pendant le cours, la fête nationale tombant le jeudi 26 janvier, nous partons le mercredi soir en bus pour Melbourne afin de profiter d’un petit week-end prolongé. Après 12 heures de bus de nuit, nous arrivons à 7 h du matin à Melbourne. Nous passons le jour de la fête nationale à visiter cette ville charmante et à tenter d’obtenir des billets pour l’Australian Open. En vain. Le vendredi, après avoir loué deux voitures jusqu’au dimanche, 8 amis et moi-même prenons la route de la « Great Ocean Road », route sinueuse entre Melbourne et Adélaïde longeant les falaises près de l’océan. Nous visitons les fameuses « Twelve Apostles » et le « London Bridge ». Le samedi, nous prenons la route pour rentrer sur Sydney car environ 1000 km séparent Melbourne de Sydney. Nous passons la nuit dans un petit motel au milieu de nulle part. Chaque ville ou village est en général séparé par au moins 50 km ! Cela fait un sacré changement par rapport à nos autoroutes suisses. Nous arrivons le dimanche en fin d’après-midi à Sydney, pile à l’heure pour assister au sacre de Federer en finale de l’Australian Open.

Mais, mon voyage commence réellement le 20 mars. En compagnie de ma sœur, je prends l’avion pour Cairns, ville située au nord est de l’Australie et lieu de départ de nombreuses excursions pour la barrière de corail. Nous arrivons le dimanche soir dans le backpacker (hôtel de jeunesse). Après une bonne nuit de sommeil, je réalise qu’un cyclone vient de s’abattre sur la région où nous nous trouvons. Il nous est impossible de quitter l’hôtel. Heureusement, le calme revient dans l’après-midi. Il y a très peu de dégâts, juste quelques arbres déracinés. Nous passons 5 jours dans la région à visiter les « rain forests ». Mais, pour moi, la visite d’un parc sur les aborigènes est ce que j’ai préféré à Cairns. En effet, il est très intéressant de s’intéresser à leur culture, leur histoire et les massacres des aborigènes par les blancs. A côté du parc, nous prenons un des plus longs téléphériques du monde (environ 7,5 km) qui surplombe la forêt tropicale et une impressionnante chute d’eau (Barron Falls). A l’arrivée, nous arrivons dans un petit village traditionnel australien (Kuranda). On y trouve toute sorte de souvenirs aborigènes comme des boomerangs et des didgeeridoos.
Nous nous rendons également à Port Douglas, situé à une cinquantaine de kilomètres de Cairns. C’est une station balnéaire très réputée. On y trouve de très belles plages mais il nous est malheureusement impossible de nous baigner. En effet, les filets de protection ont été retirés de la mer dû au cyclone. Mieux vaut ne pas s’aventurer dans ces eaux infestés de requins et de méduses mortelles. Nous visitons également la « Daintree River » et Les « Mosman Gorge ».
Après ces quelques jours passés à Cairns, ma sœur et moi prenons le bus direction Airlie Beach. Après une halte d’une nuit à Townsville pour couper le trajet en deux, nous arrivons à destination.

Airlie Beach est le lieu de départ pour les Whitsunday Islands, ensemble d’îles situées à quelques kilomètres de la côte. Nous avons réservé une croisière de trois jours et deux nuits sur l’ « Enid », ancien voilier ayant participé à la fameuse course Sydney-Hobart. Nous embarquons avec le strict nécessaire, étant donné le peu de place dans les cabines. L’équipage se compose du capitaine et de deux autres membres d’équipage. Nous sommes une quinzaine de personnes sur le bateau. Il est mieux d’avoir un voilier et non un catamaran car on a la possibilité de pouvoir le pencher à environ 45 degrés. Cela procure une sensation tout à fait nouvelle et très impressionnante. Chaque jour, on a la possibilité de faire de la plongée ou du snorkelling. Malheureusement, ce n’est pas si exceptionnel, car les coraux ont été touchés par le cyclone. Malgré cela, cela reste une bonne expérience.
Le must de cette croisière est la White Heaven Beach. Cette plage est située dans un lagon. La mer y est transparente et on peut y voir des raies et des petits requins. La plage est composée de sable fin blanc, ce qui rend cet endroit totalement paradisiaque. Nous passons également les deux nuits sur le bateau. Il n’y a aucun problème de tangage car le voilier se trouve dans une baie calme. Les deux soirs sont assez arrosés ce qui rend difficile le réveil à 6 heures du matin ! Mais, quand j’arrive sur le pont et prend une bonne bouffée d’air frais, je me sens tout de suite mieux ! Après trois jours de rêves, nous revenons sur la terre ferme et passons une dernière soirée tous ensemble avec les membres de l’équipage. Après deux jours de farniente, ma sœur et moi décidons de nous diriger vers Harvey Bay.

Harvey Bay se situe à environ 6 heures de route au nord de Brisbane. C’est le point de départ pour se rendre sur Fraser Island. Cette île, située à 45 minutes en ferry de la côte, est l’île comportant la plus grande quantité de sable au monde. Nous partons pour un trip de 3 jours et deux nuits de conduite 4x4 et de camping. Le backpacker dans lequel nous logeons organise des excursions sur l’île et met à disposition les véhicules et tout le matériel nécessaire pour camper.
Nous partons donc à trois véhicules et prenons le ferry pour se rendre sur l’île. Nous sommes environ une trentaines de personnes, des jeunes en grande partie. Le premier jour, nous nous rendons de l’autre côté de l’île. Il faut donc traverser toute la forêt en suivant des routes sablonneuses. Arrivés sur la plage, nous nous dirigeons vers la fameuse épave de bateau situé sur le rivage. Nous campons le premier soir sur la plage. Il y a des places de camping avec douches et toilettes, mais le silence doit y régner à partir de 21 heures ! Camper en pleine nature sur une plage est une expérience fantastique et cela nous permet de mieux nous connaître. Au programme : barbecue, musique et football sur la plage. Cependant, nous recevons des ordres stricts. Il faut absolument ne rien laisser dehors quand nous nous couchons car il y a les dingos (sorte de chiens sauvages). Il est interdit de les nourrir car ils peuvent devenir agressifs en présence de l’homme.
Le réveil est par contre bien plus dur. Il faut partir tôt car il est impossible de rouler sur la plage entre 9h30 et 13h30 à cause de la marée haute. Après avoir roulé direction nord, nous parquons les jeeps durant la marée haute. Nous profitons de l’occasion pour marcher dix minutes et de grimper l’Indian Head. Cette falaise donne un point de vue magnifique sur toute la côte. La beauté des côtes contraste avec les requins que l’on peut apercevoir dans l’océan. En effet, il est impossible de se baigner car ces mangeurs d’hommes peuvent venir jusqu’à 5 mètres du rivage ! Nous prenons le lunch aux « Champaigne Pools », sorte de piscines naturelles où l’on peut enfin s’y baigner. Nous passons également la deuxième nuit sur la plage.
Le dernier jour nous réserve une belle surprise. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au McKenzie Lake. Ce lac, situé au cœur de l’île, est un endroit paradisiaque. En effet, l’eau y est transparente et le sable fin et blanc. Il est hélas déjà temps de rentrer sur le continent. Seul bémol de ce périple, nous avons cassé une roue. Mais ce fut drôle de devoir sortir le cric sur la plage au milieu de nulle part afin de changer de roue.

Prochaine étape : Brisbane. Je vais y passer quelques jours et rencontrer des amis qui étaient en classe avec moi, ma sœur devant rentrer en Suisse déjà. Avec 3 autres suisses allemands, on a prévu de se rendre tout d’abord à Surfers Paradise sur la Gold Coast. C’est une station touristique très connue avec de belles plages et où la vie nocturne n’a pas de fin.
Nous nous rendons ensuite à Byron Bay pour assister au plus grand festival d’Australie. Malgré la bonne ambiance qui y règne, cela n’a rien à voir avec nos festivals européens et suisses. Il y a peu d’artistes connus et la musique est plus blues and roots que rock. Avant de remonter sur Brisbane, nous passons quelques jours à Byron Bay pour se reposer et profiter du beau temps.
Nous prenons la route direction Noosa à 2 heures de route au nord de Brisbane. Cette ville est connue pour toutes les stars s’y rendant pour les vacances. A une dizaine de km de là se trouve l’Australian Zoo. Ce zoo a été créé par le fameux « Crocodile Hunter » Steve Irvine et sa femme. On peut assister à différents shows avec tigres, crocodiles, serpents et oiseaux. De plus, on peut y admirer émeus, koalas, kangourous et bien plus encore.
Il est temps de se séparer encore. Avec un des suisses allemands, nous nous envolons pour Perth pour une visite express de la côte ouest, tandis que les deux autres se dirigent vers Cairns. En effet, nous avons seulement dix jours pour visiter la côte ouest car mon ami s’envole pour Bali dans quelques jours. Nous avons passé trop de temps à rien faire sur la Gold Coast. Je le regrette un peu car il y a énormément à faire et à visiter.

Arrivés à Perth, nous nous rendons dans une agence de location de voitures et louons une voiture pour dix jours. Nous décidons de nous rendre d’abord au nord de Perth. Première halte : le désert des Pinnacles près de Cervantes. Cette vaste étendue est formée de « limestones », grosses pierres qui ont été érodées par le vent et l’eau. Cela forme ce désert avec tous ces pics de pierres sortant du sol.
Nous reprenons la route et nous rendons à Kalbarri. Nous y visitons le fameux Kalbarri National Park qui s’étale sur plus de 190000 hectares (environ 190000 terrains de football !).
Prochaine destination : Monkey Mia. Monkey Mia se situe environ à 1000 km au nord de Perth. Ce complexe comprenant différents types de logements et restaurants est situé au milieu de nulle part et est connu pour ses dauphins. Nous y passons deux nuits afin de nous reposer un peu, conduire toute la journée étant assez fatiguant.
Après un peu de repos, nous lignons directement pour Perth. Cela nous prend un jour entier. Le lendemain, nous prenons la route et nous rendons à Albany à 500 km au sud de Perth. Nous y visitons un musée sur les baleines. Cet endroit est aussi connu pour ses magnifiques points de vue tout le long de la côte. Puis, à Denmark, nous nous rendons au « Trees Walk Top ». Des passerelles nous emmènent à plus de 40 mètres de haut dans les forêts d’eucalyptus. Sur la route en direction de Margaret River, nous nous arrêtons à Pemberton pour un peu adrénaline. On a la possibilité de grimper un arbre de plus de 75 mètres de haut. Mon ami ayant le vertige, je suis donc tout seul pour le faire. De plus, il n’y a aucune sécurité et personne n’est là pour vous surveiller. Les escaliers sont juste faits de simples bouts de fers insérés dans le tronc et un filet de protection sur les côtés en cas de chute. Résultat impressionnant : arrivant au sommet, j’ai de la peine à reprendre mon souffle et mes jambes tremblent. Mais ça vaut la peine. Je suis sur l’arbre le plus haut sur plus de 5 km et j’ai une vue sur toute la forêt d’eucalyptus. La descente se passe plutôt bien.
Toute la région de Margaret River est connue pour ses innombrables grottes. Nous visitons les trois plus connues, dont l’une fait plus de 2 km de long ! Nous arrivons bientôt à la fin de notre périple. Nous faisons halte à Fremantle, ville située à une demi-heure au sud de Perth. Fremantle possède un magnifique marché ainsi que de très bonnes discothèques. Depuis là, on se rend sur l’île de Rottnest Island. Cette île est lieu très fréquenté par les touristes. Nous louons des vélos afin de faire le tour de l’île (environ 26 km). Cette petite escapade nous permet de découvrir les magnifiques côtes de cette île.

Voilà, après dix jours de voyage intensif, nous sommes de retour à Perth. Résultat : plus de 3700 km en dix jours ! Nous profitons de nos deux derniers jours pour visiter la capitale. Puis, finalement, je m’envole pour Sydney tandis que mon ami, lui, se rend à Bali.
Mon vol retour étant seulement le 21 mai, j’ai environ 2 semaines à passer à Sydney. Je profite de ce temps pour visiter les derniers endroits que je n’avais pas eu l’occasion de voir. Je me rends également dans mes familles d’accueil afin de leur dire au revoir. Cependant, j’ai dû renvoyer des affaires par avion en Suisse. 32 kilos ! environ 450 .- ! Cela m’a fait vraiment mal au ventre, mais en même temps je n’avais vraiment pas le choix.
Je décide quand même d’assister à un opéra. Il me semble en effet assez stupide d’être près du plus fameux opéra du monde et de ne même pas y aller voir un concert. Je vais donc voir Brahms. Je ressors de là très heureux.

Il est enfin temps pour moi de rentrer dans ma Suisse natale. En quittant Manly sur le ferry, une pointe de nostalgie m’envahit. Mais, d’un autre côté, je suis également content de revoir toute ma famille et mes amis. Arrivant au check-in, je m’aperçois que j’ai encore 27 kilos au lieu des 20 autorisés, mais la charmante demoiselle me fait un gros sourire et ne dis rien ! Je passe la douane, remplis les feuilles administratives. Et voilà, j’y suis. La porte d’embarquement. Je m’apprête à quitter ce pays où j’y ai passé six mois de ma vie. Un souvenir impérissable à jamais. Le voyage retour se passe plutôt bien. Je discute avec un italien durant une bonne partie du voyage. Ma mère et ma grand-mère m’attendent à l’aéroport de Genève. Quel accueil royal ! Après deux heures de voiture, je suis enfin chez moi. Je retrouve ma famille et mes amis avec bonheur, mais je repense à l’Australie avec une pointe de tristesse.


Compte-rendu et impressions

Pour moi, il m’est complètement impensable de pouvoir regretter ces six mois. Ce fut tant au niveau personnel qu’au niveau relationnel très enrichissant. Cela m’a permis de tisser des liens tant avec mes collègues de classes, qu’avec ma famille d’accueil ou encore avec des gens rencontrés dans les backpackers.

J’ai reçu les résultats de mon examen début mai avec à la clé l’obtention de mon certificat (grade C). Je suis évidemment très heureux d’avoir pu le réussir là-bas. En cas d’échec, je l’aurais de nouveau tenté en Suisse, mais il m’aurait été plus dur de le réussir ici. Par contre, il y a eu un grand taux d’échec, tant le CAE n’est pas du tout un examen facile. Il faut beaucoup de travail personnel et bien sûr un peu de chance.

Mon grand regret par rapport à mon voyage est de ne pas être allé à Darwin pour ses fabuleux parcs nationaux et à Alice Springs pour le fameux Uluru (nom aborigène pour l’Ayers Rock). Cependant, je compte bien retourner en Australie un jour et par la même occasion me rendre en Nouvelle-Zélande et à Fidji. D’un autre côté, je me considère assez chanceux comparé à certains camarades de classe qui ont dû rentrer en Suisse après l’école car ils devaient retourner à leur travail.

Un mois après mon retour, le principal sentiment que j’ai est l’envie de retourner là-bas. En effet, il n’est vraiment pas facile de se réadapter à la vie ici après avoir passé six mois au paradis. Je me réjouis de trouver un travail le plus rapidement possible afin d’avoir des points de repères. Heureusement, j’ai ma tête remplie de souvenirs et d’images inoubliables pour me rappeler la chance que j’ai eu de partir là-bas.


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